Un nouveau départ

Un nouveau départ
L'incroyable faisait que j'avais donc survécu à ma huitième tentative de suicide et que au final, j'allais être suivis par des psychologues. J'ai vu beaucoup de monde qui n'arrêtais pas de me demander comment j'allais après ça. Même si je ne voulais rien, j'ai eu ce que j'aurais du avoir par le passé. J'ai eu une écoute. On m'avait oublié, tout le monde m'avait oublié mais après ça, on ne me considérait plus comme un jeune sans importance.
Après avoir terminé mon stage qui avait duré du 22 mai au 10 Juin, je me suis dit que je méritais mieux, que l'électrotechnique m'ait fait perdre mes valeurs était la pire des choses qui m'étaient arrivée. J'ai fait mon possible pour changer d'orientation.
La section générale m'était à nouveau ouverte ! Tout s'arrangeai, encore que j'allais être en vacances deux mois, les vacances d'été. Des horribles vacances car je n'ai même pas eu un jour de libre à moi ! Toujours à courir partout pour finalement rien faire...
Je suis resté en vacances un mois entier au Maroc, vous me direz que ce sont des vacances de rêve, je suis d'accords mais ces vacances sont sans ami, sans connaissances... C'est comme si on vous disait que vous pouvez passer un mois à Tahiti mais il n'y aura personne que vous connaîtrez a part votre famille. Et bien entendu, sans aucune liberté. Nourriture illimitée, j'ai gagné 7 kilos au Maroc, et j'ai perdu 5 kilos une fois rentrés en France. Au fond, le Maroc est un pays de Rêve pour les vacances. A plusieurs reprises, il y avait des coins faciles pour se suicider mais au final, je faisais tous pour ne pas y penser. Un moment, j'ai vu un vide de 50 mètres et au fond, il y avait une grande plaque en métal...Quelques pas suffisait pour mourir, je me suis penché un peu exagérément pour voir...Personne d'autre n'aurais pu le faire sans avoir la tête qui tourne.
Mais ci il y avait toujours une chose qui ne m'avait pas lâché, c'était le chaos à l'intérieur de moi. Ma colère c'était dissimulé, ou alors ma force était renouvelée pour lutter et la garder au fond de moi.
Rentré en France, j'étais comme neuf ! Mais toujours avec un lourd passé. J'avais rendez vous chez un psychiatre...Même comme ça tous le monde aurais pu dire que j'étais bien mais il n'y a pas encore très longtemps j'avais du mal a manger, j'avais toujours faim mais arrivé devant un plat, impossible de manger. Dormir était aussi impossible même si je faisais le nécessaire pour réussir.
Le psychiatre m'a demandé des informations sur moi, pas grand-chose. Je n'ai pas vraiment pu sortir toutes les raisons car il m'en a demandé qu'une seule. Il m'a finalement envoyé vers un psychologue que j'irais voir demains. Donc demain c'est le Lundi 25 septembre.

# Posté le dimanche 24 septembre 2006 16:06

Modifié le lundi 09 juillet 2007 09:19

Periode de solitude indésirable

Periode de solitude indésirable
Une semaine après me revoilà, donc, dimanche 1er octobre 2006.
J'ai été voir la psy, elle est bien, rien à dire à propos. Elle m'a donné d'autres rendez-vous pour les semaines avenirs. D'un autre côté, je ne tiens plus le rythme du travail car ma déprime augmente, je n'ai plus le temps de rien faire. C'est horrible de vivre comme ça, je suis toujours emmerdé par pleins de monde...
C'est un peu comme si tout le monde comptait sur vous, mais que vous ne comptez sur personne pour vous aider vous.
De plus en plus, j'aime bien aller voir les différentes définitions psychologiques car je m'y reconnais entièrement dedans. Personnalité bordeline, névrose asthénique, et tous pleins de choses encore. C'est à se demander si je ne suis pas totalement foutu !
Mes coups de colère augmentent d'intensité, je me sens de plus en plus mal. Il y a des moments je me retiens d'éclater, et d'autre, je me retiens de tomber par terre. Ce qui est certain, c'est que dans tous les cas, que ce soit l'un ou l'autre, quelque chose de grave va m'arriver.
Le 5 octobre, toujours pareil, mais en pire. On dirait que partout j'attire le malheur et que tout le monde cherche à me mettre à bout. Je crois sérieusement que si je ne me repose pas ça va mal finir. Si je m'énerve je vais casser ma réputation. Déjà, quand certains professeurs ou assistants d'éducation me font des remarques, je bouillonne de colère, bien entendu sans qu'il ne le voit. Par contre, les élèves de ma classe, eux voient bien comment je suis. Vous auriez vu leurs têtes quand ils essaient de comprendre ce qu'il m'arrive...
Même si je veux être comme les autres, c'est impossible, je ne me sens pas à l'aise. J'ai beau faire le maximum pour leurs ressembler mais je ne sais pas comment il fond. Il faudrait que je les espionne chaque seconde de leur vie pour comprendre. Finalement, rien que de penser à eux, cela me donne des nausées...

# Posté le jeudi 05 octobre 2006 16:57

Pleine lune d'Octobre

Pleine lune d'Octobre
Depuis quelques heures je suis au plus mal. Je sens que tous dérapent dans mon moral, et même si j'ai eu une superbe journée, je me sens m'envoler pour les noires paysages.
Qui sont les corbeaux qui veillent sur moi pour causer ma perte ? Où sont les anges qui cherchent à me rattraper ? J'ai besoins de quelque chose pour me changer les idées. J'ai besoins de cigarettes ou d'alcool. D'ailleurs, j'avais gardé une seule bière à cet occasion, même ci je n'aime pas trop. Je suis entrain de la boire en écrivant peu à peu ce texte... Le mois d'octobre va être dur... Mes yeux larmoient, à plusieurs reprises d'ailleurs ce n'était pas que des larmoiements...J'ai décidé de m'habille de noir pour demain... C'est aussi là dans ces occasion que mon rêve serais de m'automutilé mais je ne peux pas. J'ai un ami qui est au courant de ma situation et si il voit l'état de mon bras il va prévenir mes parents. Les professeurs de foutent de moi au lycée. Je fais de mon mieux, même si je travaille bien et que j'ai des bonnes notes ils sont un obstacle à mon évolution, une barrière à mes moyens d'augmenter mon temps de bonne humeur. Je suis au fond d'un puit dont seul fond est l'eau froide comme la mort. Je ne suis pas encore tombé assez bas, et je n'ai aucun moyen de mourir. Donc, le seul moyen de me faire du mal à présent, c'est de me pourrir la vie. C'est marrant à dire hein ? De l'auto-pourrissage de vie...Certainement qu'un fond c'est moi la pourriture qui cherche les ennuis. D'un seul coup, de mes yeux commencent à couler des larmes...Peux être que demain je serais d'une humeur bien différente...Cela me rappelle les mauvaises périodes de mai. Le temps qui passe vite, les changements de moral, la façon de penser et la situation...Sauf que là, je ne dois pas mourir. Je dois souffrir...J'ai envi de souffrir pour enfin avoir une raison de mourir.

# Posté le vendredi 06 octobre 2006 17:04

C'est ce qu'il en coûte

Une semaine après, 15 octobre 2006, c'est toujours le désastre nocturne. J'ai beau faire semblant d'être bien le jour, mais dés que je repense aux choses sérieuses, je suis fini... La dernière fois j'avais précisé l'ami qui est au courant de ma situation...On avait fait une règle qui faisait que tant qu'il ne re-faisait plus de tentatives de suicide, je n'en ferais plus non plus...Hé bien depuis quelques jours il est hospitalisé pour justement une tentative...Ce qui évidement, me donne le droit de me mutiler...J'en rêve, je veux le faire ! Mais je risque de laisser des traces. Le seul moyen de ne pas laisser de traces voyantes serait de couper le côté ou il y a les veines...C'est ce que je compte faire tout à l'heure d'ailleurs. Je ne vais pas dormir cette nuit...Je vais boire un peu, surfer, et après, je ne sais pas...Demain je vais voir la psy. Je ne sais pas ce que cela va donner mais bon...
Aussi, j'ai remarqué que je traîne toujours ma malédiction...Une malédiction que j'avais déjà fait allusions il y a quelques mois...Toutes filles que j'apprécie ont divers malheurs...Malheurs qui leur sont parfois fatals. Même si ce n'est pas nouveau, il y a quelqu'un que j'apprécie vraiment bien. Depuis peu, elle à un problème qui fait qu'elle peut avoir a tout moment une hémorragie interne... et justement, plus je l'apprécie, plus son problème semble augmenter en ampleur...Si elle meure, je ne me le pardonnerais jamais.
Comme si cela ne suffisait pas, la fille que je rêvais d'aider car elle se trouve au fond du gouffre, elle va changer de lycée, donc c'est comme si elle allait mourir... Et puis de toute manière, je ne sais pas si je vais continuer à vivre de cette manière. Un jour viendra ou j'abandonnerais la raison et cette vie ci compliquée.

Voilà, j'ai trouvé un couteau et c'est parti...8 coupures...tracées comme des rivières de sang...Ca pique, ça saigne, mais c'est ce qu'il en coûte...

# Posté le dimanche 15 octobre 2006 17:31

Modifié le dimanche 29 octobre 2006 16:39

Condamné à vivre

Condamné à vivre
Hé voilà, nous sommes le 29 octobre, le temps avance vite...Les traces que j'ai précédemment laissés s'estompent lentement. Mais c'est intérieurement que je souffre. Vous pensez certainement que tout ce cinéma ne s'arrêtera jamais, et que tout va tourner en boucle jusqu'à la fin...Ce qui est étrange quand même, c'est que j'ai beau avoir la plus grandiose des journées, le soir devient un moment de déprime qui s'intensifie chaque jour. J'ai invité un de mes meilleur ami aujourd'hui, je dois dire que je sais très bien qu'il ne dois pas résister à l'alcool mais je voulais premièrement mesurer sa résistance, donc je lui ai donné à boire quelque chose de très très léger ! Etrangement il est venu vite à avoir les effets...Je me suis demandé à ce moment là si ce n'était pas le moment de lui dire ce que je cache et qu'il ne se doutait même pas... Finalement, je me suis dit que j'avais encore le temps... J'ai encore des mois de souffrance devant moi...
Aussi, il s'est passé des choses ces 15 derniers jours...Je suis premier de ma classe et je n'ai pas trouvé le travail trop dure. Si j'arrive à garder le fil des choses je suis certain à cette allure de bien finir l'année. Ce que je redoute, c'est justement de perdre l'équilibre. Il me suffit d'un rien pour tout lâcher. Justement, tout lâcher me rapprocherais immédiatement de la fin. Je ne parle pas de la fin au vrai sens du terme, mais la fin de la pénible vie que je mène et qui deviendrait alors bien pire. C'est un mal bien plus profond qui va me tuer à petit feu...Au fond, certains sont fait pour souffrir, d'autres sont fait pour mourir alors qu'ils sont fait pour vivre...D'autres sont fait pour être heureux et pourtant, ils dépriment...
Je suis condamné à vivre...

# Posté le dimanche 29 octobre 2006 16:29